Lettre
d'information de la MLI-BC -
Revue de presse
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1. Juin, le bon mois pour se
préoccuper de l’avenir
Les jeunes en difficulté, désireux de réussir leur vie sociale et
professionnelle alors qu’ils ont des problèmes d’insertion, doivent saisir leur
chance dès à présent, sans attendre septembre pour commencer à entreprendre les
démarches. « Juin, c’est la bonne époque pour chercher un contrat
d’apprentissage, de professionnalisation ou une formation en alternance. Car
ces contrats sont calqués sur l’année scolaire », rappelle Jean-Claude Nadal,
le secrétaire de la chambre régionale des métiers du Languedoc- Roussillon.
Cela dit, avant de taper à la porte des entreprises, il est nécessaire de
savoir vers quel secteur et vers quel métier on souhaite se diriger. Mais il
est aussi indispensable de mettre au clair sa situation sociale. 2. L’intérêt des missions locales de 3. Trop de jeunes sans aucune qualification Les missions locales ne sont plus seulement utiles, elles sont devenues indispensables. Un, la crise se traduit par une hausse de 17 % du chômage des moins de 25 ans dans 4. La montée en puissance des missions locales De plus en plus de jeunes tapent donc à la porte des missions locales de 5. L’Etat mise sur les missions locales La situation étant ce qu’elle est, l’Etat, leur premier financeur, leur a donné davantage de moyens. En Languedoc-Roussillon, sa dotation a donc été portée à près de 6 M€ cette année, enveloppe du plan de relance comprise. « Cela permet d’accentuer les efforts en faveur des jeunes, notamment ceux en grande difficulté », explique Didier Rey, l’ancien directeur régional du travail. De plus, l’Etat, ajoute-t-il, demande aux missions locales d’accentuer « les partenariats avec les entreprises. » Bref, les 17 missions locales seront plus efficaces encore. L’an dernier, malgré la crise, leur résultat est plutôt très honorable. Ainsi, 28 185 jeunes suivis ont trouvé, qui un emploi, qui une formation, dont 2 060 un contrat en alternance. Pierre BRUYNOOGHE - Photos Midi Libre | PRATIQUE L'élaboration du projet d'insertion Le
premier entretien passé, le conseiller dresse un état des lieux sur la
parcours du jeune en Formationterme de
formation et d'expé- -cueille ses souhaits.-rience professionnelle et il re- En fonction de la demande et de sa faisabilité, le conseiller définit avec le jeune son projet. Celui
qui n'a aucun diplôme peut espérer, grâce à l'aide des missions
locales, acquérir rapide- Aide d'urgence-ment un niveau CAP ou BEP, s'il fait un effort. Dans
les cas les plus difficiles, l'aide de la Mission Locale peut aller du
soutien psychologique à la demande de logement d'urgence ou celle
d'ouverture de droits à la sécurité sociale. Tous ces préalables
sont
nécessaires pour l'accès à l'emploi. Outre les partenaires déjà cités
s'en ajoutent d'autres, les services de la police judiciaire, les
centres d'action sociale, l'Education nationale, des association
d'éducateurs de rue, de lutte contre les addictions... |

Les jeunes sont de plus en plus
nombreux à se rendre dans les missions locales (1). Comment l’expliquez-vous ?
C’est lié à plusieurs phénomènes. D’abord, il leur est de plus en plus
difficile de s’insérer dans une activité professionnelle. Tous les pays
d’Europe sont touchés. La crise financière et économique en porte une lourde
responsabilité. Ensuite, compte tenu de ce contexte, les employeurs sont peu
enclins à embaucher, vu les incertitudes sur l’avenir. Or, dès que les offres
d’emploi s’appauvrissent, les jeunes sont les premières victimes.
Ce sont les seules raisons ?
Non. Car il faut également rappeler que le flux migratoire a un impact,
montrant que beaucoup de gens veulent vivre ici. Ce qui amène évidemment des
jeunes. Cela dit, c’est aussi cette croissance démographique qui génère de
l’emploi et des créations d’entreprise.
Comment travaillent les missions
locales dans la région ?
L’avantage, c’est qu’elles travaillent avec l’Etat, l’Europe, le conseil
régional, les conseils généraux, les communes, les intercommunalités, Pôle
Emploi, l’ensemble des organismes de formation, les élus consulaires… Les
jeunes bénéficient des propositions de nos partenaires. Je pense notamment aux
forums de l’emploi, sur l’apprentissage, les salons Travail Avenir Formation
(TAF). Et puis ils doivent s’ouvrir à nos conseillers qui faciliteront leur
insertion.
Justement, vos conseillers ont de plus en plus de dossiers à suivre Près de 200 chacun en moyenne.
Ne sont-ils pas surchargés ?
On
peut le dire et c’est totalement surréaliste. La norme est entre 80 et 90
dossiers par conseiller. Pôle Emploi est dans le même cas que nous. C’est la
situation économique qui veut cela.
N’avez-vous pas l’impression d’être de
plus en plus souvent face à des situations de grande détresse ?
Cela arrive de plus en plus souvent, c’est vrai. Nous voyons d’ailleurs
arriver, hélas, de plus en plus de jeunes de niveau supérieur qui n’arrivent
pas à trouver à s’insérer. Ce n’était pas le cas il y a quelques années. Sur le
plan pratique, nous essayons de voir ce qu’ils aimeraient faire, quels concours
pourraient les intéresser. Car il y a des recrutements dans l’administration.
D’autres veulent plutôt se diriger vers des secteurs manuels.
Vous dites qu’il y a des recrutements
dans l’administration. Mais où ?
Oui, il y a des recrutements dans l’administration au sens large, en fait en
englobant le secteur hospitalier, l’administration territoriale, EDF, la SNCF,
l’Armée… A quoi on peut ajouter les banques, les assurances. Notre rôle, c’est
de faire percevoir aux jeunes l’étendue des possibilités d’insertion. A 18 ou
20 ans, on n'a pas tout cela à l’esprit. Or, les portes de l’emploi ne sont
jamais fermées.
(1)
L’an dernier, les missions locales de la région ont reçu 29 627 jeunes en
premier accueil, contre 17 407 en 2003 (lire Midi Libre d’hier).
Recueilli par Pierre
BRUYNOOGHE - Photos Midi Libre
Édition du jeudi 03juin 2010 | midilibre.com
Mohamed
: « Quand on veut, on peut »
Mohamed Mamouni a décroché son premier CDI le
17 mai dernier, quatre jours avant de fêter ses 21 ans. L'entreprise Cogebat
de Carcassonne ne s'y est pas trompée en embauchant un jeune homme doué d'une
volonté rare pour son âge.
Après avoir interrompu ses études à 19 ans et abandonné l'idée d'un BEP
commerce, il a décidé de faire le métier de son père : maçon. Il s'est aussitôt
lancé dans la formation.
Avec un CAP maçonnerie en poche, obtenu à l'AFPA, il est embauché par une
entreprise de démolition de bâtiments dans le quartier de Christelle Hortala et Mohamed Meghabbar sont
deux des quatorze conseillers en insertion professionnelle, au sein du
"pôle entreprise" créé il y a deux ans à la Mission locale.« La MLI s'est ouverte vers le monde de l'entreprise. Chaque conseiller a un porte-feuille d'entreprises », soit une soixantaine d'entreprises par conseiller, expliquent-ils. L'un de leur rôle essentiel est d'apporter à ces chefs d'entreprise des services dans leur recherche de salariés, en mettant en adéquation la recherche des uns et les compétences des autres, via un accompagnement dans le processus de recrutement. | « Nous répondons au plus près de leur demande »,
soulignent-ils. Ils informent aussi les entrepreneurs des outils dont ils
peuvent disposer pour l'insertion (emplois aidés de type CUI,
CIE, CAE-passerelle..) Cette année, les conseillers auront suivi 246 jeunes en
contrat en alternance. Ils auront dépassé leurs objectifs de CIE prescrits (28
contrats de travail au lieu de 20) et auront réalisé en CAE les 20 emplois non
marchands de l'objectif fixé. Mais leur rôle ne se limite pas à cela. Les
conseillers participent à diverses actions : salons, comme le TAF, Alternance,
Armées, actions de parrainage, etc. |
L'élue Jeanine
Vincent préside la MLI
Outre son directeur,
Mission locale : www.mli-bc.fr ou tél. 04 68
10 22 90
Second point, la MLI agit pour le compte de l'Etat (pour les contrais aidés). Elle est aussi prescripteur pour le compte de la Région pour la formation des jeunes, ainsi que pour celui du Département pour le RSA. Elle accompagne enfin les entreprises pour le recrutement des jeunes. Et cela en lien avec les chambres consulaires. La MLI a aussi un accompagnement social auprès de jeunes qui ne viennent ici que s'ils le souhaitent. Il n'y a pas d'obligation, comme pour le Pôle emploi... « Nous effectuons une gestion globale de marche vers l'autonomie », explique Jeanine Vincent, qui sait pouvoir compter sur les 20 salariés de la Mission locale, dont trois psychologues pour les jeunes les plus fragiles.
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Gros employeur,
le CIAS et ses 700 agents
Il n'y a pas que le privé qui fait appel à
Un des champs d'action (outre les personnes âgées) du CIAS est la petite enfance et la jeunesse, qui nécessite parfois des embauches. « Pour une partie de nos activités, nous travaillons avec la MLI pour le recrutement », explique Daniel Iché, qui précise que son organisme est pilote pour l'encadrement des jeunes de 17 à 25 ans. Souvent, le CIAS guide les jeunes vers la mission locale, mais elle recrute, aussi, des jeunes « par le canal de la MLI », via des contrats uniques d'insertion ou d'accompagnement à l'emploi. Face aux 25 demandes d'embauche par semaine auquel Daniel Iché doit faire face, il précise : « Nous avons les mêmes critères d'embauche que les entreprises privées au plan des budgets disponibles et des diplômes.» A bon entendeur...
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Créé en 2001 par
Xavier Blasco et sa compagne Véronique, le restaurant "Le Jardin de
l'Estagnol", situé en zone industrielle, ne propose que des produits
frais. Ici, tout est fait maison par le cuisinier Christian Amigues, assisté de Jean-Christophe Bonoure. Le patron a décidé, dans un souci d'agrandissement de sa terrasse et pour élaborer surtout de nouveaux plats (dont des grillades en été), d'embaucher deux personnes en CDI – CIE (contrat emploi aidé à hauteur de 47 % des salaires pris en charge par l'Etat durant un an). | Et ce, pour libérer le chef de cuisine
dans ses nouvelles missions pour plus de qualité et passer à un cap supérieur
dans ce restaurant où l'esprit familial et convivial prime. « M. Meghebbar,
conseiller de la MLI, m'a contacté pour me proposer ses services. Avec beaucoup de professionnalisme, il a su m'adresser des
personnes adaptées à nos besoins. Et très rapidement. Cela nous a permis de
créer deux postes supplémentaires en moins d'un an. La baisse de la TVA y est
aussi pour quelque chose. Nous avons joué le jeu et cet avantage financier sur
les CIE nous permet d'avancer sereinement » Le travail ciblé en amont et réalisé par la MLI a permis de trouver le personnel ad hoc... Embauché en CDI. |
![]() (*) www.aude-video.fr Photos Midi Libre | Ce fut fait en avril avec le recrutement d'Eurydice
Aubert. « Nous avions son CV par un autre canal. Je suis alors entré en
contact avec la MLI pour l'embauche en CIE. M. Meghabbar a répondu très
vite à mon appel... Il est efficace, disponible. Tout est allé très vite.
Nous avons signé le CDI » , précise Jonathan Maas, agréablement surpris par le
service efficient que lui a rendu la mission locale. A présent en CDI, Eurydice est chargée du conseil en communication auprès de la clientèle de "22 h 43", une entreprise pile à l'heure de l'embauche. |
Si cet email
vous a importuné,
veuillez nous en excuser.|
Mission Locale du Bassin Carcassonnais 89 rue de Verdun - 11000 Carcassonne Tel : 04.68.10.22.90 - Fax : 04.68.10.22.94 mission_locale@mli-bc.fr |
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