Lettre d'information de la MLI-BC - Revue de presse  
 

MIDI LIBRE
Édition du mardi 01juin 2010
midilibre.com

Insertion

C’est le moment ou jamais d’aller dans les missions locales
Depuis un an, le chômage des jeunes explose en Languedoc- Roussillon. Fin décembre, les moins de 25 ans constituaient 18 % des demandeurs inscrits à Pôle Emploi. Mais à ceux-là s’ajoutent tous ceux qui sortent du système scolaire sans qualification. Midi Libre a donc décidé de braquer les projecteurs sur les missions locales, dont le rôle est d’aider les 16 à 25 ans à résoudre les problèmes liés à leur insertion professionnelle et sociale. Deuxième volet demain, l’interview de Jean-Paul Dupré, leur président régional ; enfin, jeudi, nos éditions locales prennent le relais et publient des offres d’emploi.

1. Juin, le bon mois pour se préoccuper de l’avenir
Les jeunes en difficulté, désireux de réussir leur vie sociale et professionnelle alors qu’ils ont des problèmes d’insertion, doivent saisir leur chance dès à présent, sans attendre septembre pour commencer à entreprendre les démarches. « Juin, c’est la bonne époque pour chercher un contrat d’apprentissage, de professionnalisation ou une formation en alternance. Car ces contrats sont calqués sur l’année scolaire », rappelle Jean-Claude Nadal, le secrétaire de la chambre régionale des métiers du Languedoc- Roussillon. Cela dit, avant de taper à la porte des entreprises, il est nécessaire de savoir vers quel secteur et vers quel métier on souhaite se diriger. Mais il est aussi indispensable de mettre au clair sa situation sociale.
2. L’intérêt des missions locales de la région
C’est là qu’interviennent les missions locales. Elles sont au nombre de 17 en Languedoc-Roussillon (infographie ci-dessus). Comme ailleurs, elle ont pour rôle d’aider les jeunes de 16 à 25 ans à résoudre l’ensemble des problèmes liés à leur insertion professionnelle et sociale. Chaque jeune bénéficie ainsi d’un suivi individualisé, sur la base d’un projet qui peut aller très loin : aide financière pour passer le permis de conduire, prêt de scooter ou d’une voiture… A quoi s’ajoutent, si nécessaire, des interventions en matière d’aide au logement, d’accès aux soins… Les missions locales relèvent du service public. Elles sont financées par l’Etat, le conseil régional, l’Europe, les conseils généraux et les communes.
3. Trop de jeunes sans aucune qualification

Les missions locales ne sont plus seulement utiles, elles sont devenues indispensables. Un, la crise se
traduit par une hausse de 17 % du chômage des moins de 25 ans dans la région. Deux, beaucoup trop de jeunes n’ont aucune qualification ici. « Une bonne partie des jeunes que suivent nos missions locales cherchent d’abord une formation », dit Patricia Martin, du bureau de l’Association régionale des présidents de missions  locales.
4. La montée en puissance des missions locales
De plus en plus de jeunes tapent donc à la porte des missions locales de la région. En 2003, ils étaient 17 407 à faire l’objet d’un premier accueil ; l’an dernier, ils étaient 29 627. Désormais, 66 000 jeunes sont suivis par les 17 missions locales de la région. Chaque conseiller de ces structures suit, en moyenne, 200 dossiers. Car chaque jeune est suivi sur la durée, en fait jusqu’à ce qu’il réussisse son insertion sociale et professionnelle.

5. L’Etat mise sur les missions locales
La situation étant ce qu’elle est, l’Etat, leur premier financeur, leur a donné davantage de moyens. En Languedoc-Roussillon, sa dotation a donc été portée à près de 6 M€ cette année, enveloppe du plan de relance comprise. « Cela permet d’accentuer les efforts en faveur des jeunes, notamment ceux en grande difficulté », explique Didier Rey, l’ancien directeur régional du travail. De plus, l’Etat, ajoute-t-il, demande aux missions locales d’accentuer « les partenariats avec les entreprises. » Bref, les 17 missions locales seront plus efficaces encore. L’an dernier, malgré la crise, leur résultat est plutôt très honorable. Ainsi, 28 185 jeunes suivis ont trouvé, qui un emploi, qui une formation, dont 2 060 un contrat en alternance.

Pierre BRUYNOOGHE - Photos Midi Libre
PRATIQUE

L'élaboration du projet d'insertion
Le premier entretien passé, le conseiller dresse un état des lieux sur la parcours du jeune en
terme de formation et d'expé
-rience  professionnelle et il re-
-cueille ses souhaits.
En fonction de la demande et de sa faisabilité, le conseiller définit avec le jeune son projet.
Formation
Celui qui n'a aucun diplôme  peut espérer, grâce à l'aide des missions locales, acquérir rapide-
-ment un niveau CAP ou BEP, s'il fait un effort.
Aide d'urgence
Dans les cas les plus difficiles, l'aide de la Mission Locale peut aller du soutien psychologique à la demande de logement d'urgence ou celle d'ouverture de droits à la sécurité sociale. Tous ces préalables sont  nécessaires pour l'accès à l'emploi. Outre les partenaires déjà cités s'en ajoutent d'autres, les services de la police judiciaire, les centres d'action sociale, l'Education nationale, des association d'éducateurs de rue, de lutte contre les addictions...




Édition du mercredi 02juin 2010
midilibre.com

Les jeunes et l'emploi


« Aider les jeunes à s’insérer »Jean-Paul Dupré, député de l’Aude, préside l’Association des présidents de missions locales du Languedoc-Roussillon.
Dans cette interview accordée à Midi Libre, il analyse la situation du marché de l'emploi et revient sur le travail fourni par les missions locales auprès des jeunes.

Les jeunes sont de plus en plus nombreux à se rendre dans les missions locales (1). Comment l’expliquez-vous ?
C’est lié à plusieurs phénomènes. D’abord, il leur est de plus en plus difficile de s’insérer dans une activité professionnelle. Tous les pays d’Europe sont touchés. La crise financière et économique en porte une lourde responsabilité. Ensuite, compte tenu de ce contexte, les employeurs sont peu enclins à embaucher, vu les incertitudes sur l’avenir. Or, dès que les offres d’emploi s’appauvrissent, les jeunes sont les premières victimes.
Ce sont les seules raisons ?
Non. Car il faut également rappeler que le flux migratoire a un impact, montrant que beaucoup de gens veulent vivre ici. Ce qui amène évidemment des jeunes. Cela dit, c’est aussi cette croissance démographique qui génère de l’emploi et des créations d’entreprise.
Comment travaillent les missions locales dans la région ?
L’avantage, c’est qu’elles travaillent avec l’Etat, l’Europe, le conseil régional, les conseils généraux, les communes, les intercommunalités, Pôle Emploi, l’ensemble des organismes de formation, les élus consulaires… Les jeunes bénéficient des propositions de nos partenaires. Je pense notamment aux forums de l’emploi, sur l’apprentissage, les salons Travail Avenir Formation (TAF). Et puis ils doivent s’ouvrir à nos conseillers qui faciliteront leur insertion.
Justement, vos conseillers ont  de plus en plus de dossiers à suivre Près de 200 chacun en moyenne.
Ne sont-ils pas surchargés ?

On peut le dire et c’est totalement surréaliste. La norme est entre 80 et 90 dossiers par conseiller. Pôle Emploi est dans le même cas que nous. C’est la situation économique qui veut cela.
N’avez-vous pas l’impression d’être de plus en plus souvent face à des situations de grande détresse ?
Cela arrive de plus en plus souvent, c’est vrai. Nous voyons d’ailleurs arriver, hélas, de plus en plus de jeunes de niveau supérieur qui n’arrivent pas à trouver à s’insérer. Ce n’était pas le cas il y a quelques années. Sur le plan pratique, nous essayons de voir ce qu’ils aimeraient faire, quels concours pourraient les intéresser. Car il y a des recrutements dans l’administration. D’autres veulent plutôt se diriger vers des secteurs manuels.
Vous dites qu’il y a des recrutements dans l’administration. Mais où ?
Oui, il y a des recrutements dans l’administration au sens large, en fait en englobant le secteur hospitalier, l’administration territoriale, EDF, la SNCF, l’Armée… A quoi on peut ajouter les banques, les assurances. Notre rôle, c’est de faire percevoir aux jeunes l’étendue des possibilités d’insertion. A 18 ou 20 ans, on n'a pas tout cela à l’esprit. Or, les portes de l’emploi ne sont jamais fermées.

(1) L’an dernier, les missions locales de la région ont reçu 29 627 jeunes en premier accueil, contre 17 407 en 2003 (lire Midi Libre d’hier).

Recueilli par Pierre BRUYNOOGHE -
Photos Midi Libre


Édition du jeudi 03juin 2010 midilibre.com

Mohamed : « Quand on veut, on peut »

Mohamed Mamouni a décroché son premier CDI le 17 mai dernier, quatre jours avant de fêter ses 21 ans. L'entreprise Cogebat de Carcassonne ne s'y est pas trompée en embauchant un jeune homme doué d'une volonté rare pour son âge. Après avoir interrompu ses études à 19 ans et abandonné l'idée d'un BEP commerce, il a décidé de faire le métier de son père : maçon. Il s'est aussitôt lancé dans la formation. Avec un CAP maçonnerie en poche, obtenu à l'AFPA, il est embauché par une entreprise de démolition de bâtiments dans le quartier de La Conte. Il enchaîne alors les emplois : il travaille six mois avec l'entreprise Vidal, quatre mois chez Escourrou, puis huit mois pour l'entrepreneur Bonnery... Bref, Mohamed est du genre courageux et réfléchi. Comme le lui a dit son père avec sagesse,« mon fils, ce n'est pas parce que tu as un CAP que tu es un maçon... » Message reçu 5 sur 5. « Je vais continuer d'apprendre », dit-il, avant de rêver, un jour, de pouvoir construire sa propre maison... Mais Mohamed Mamouni met, pour l'instant, ses rêves de côté. Il veut se former. Au-delà du « plaisir d'avoir obtenu un CDI » et de pouvoir enfin « avoir des projets », ce Carcassonnais a voulu passer un vrai message d'espoir : « Si j'ai accepté de vous voir à la rédaction, c'est pour montrer aux jeunes qu'ils peuvent réussir dans la vie. Quand on veut, on peut. » Quant au contact avec la mission locale, il a été excellent : « Ils savent que je suis sérieux... J'ai deux sœurs, l'une en fac de médecine . l'autre travaille à la mairie de Toulouse. Moi aussi, je veux réussir. »

Profession : conseiller en insertion pro MLI

Christelle Hortala et Mohamed Meghabbar sont deux des quatorze conseillers en insertion professionnelle, au sein du "pôle entreprise" créé il y a deux ans à la Mission locale.« La MLI s'est ouverte vers le monde de l'entreprise.
Chaque conseiller a un porte-feuille d'entreprises »
, soit une soixantaine d'entreprises par conseiller, expliquent-ils.

L'un de leur rôle essentiel est d'apporter à ces chefs d'entreprise des services dans leur recherche de salariés, en mettant en adéquation la recherche des uns et les compétences des autres, via un accompagnement dans le processus de recrutement.
« Nous répondons au plus près de leur demande », soulignent-ils. Ils informent aussi les entrepreneurs des outils dont ils peuvent disposer pour l'insertion (emplois aidés de type CUI, CIE, CAE-passerelle..) Cette année, les conseillers auront suivi 246 jeunes en contrat en alternance. Ils auront dépassé leurs objectifs de CIE prescrits (28 contrats de travail au lieu de 20) et auront réalisé en CAE les 20 emplois non marchands de l'objectif fixé. Mais leur rôle ne se limite pas à cela. Les conseillers participent à diverses actions : salons, comme le TAF, Alternance, Armées, actions de parrainage, etc.




L'élue Jeanine Vincent préside la MLI

Outre son directeur, Serge Esteban, la Mission locale et c'est une originalité de cet organisme est présidée statutairement par une élue : l'adjointe à l'action sociale de Carcassonne, Jeanine Vincent . Elle parle ainsi des cinq points qui caractérisent la MLI : c'est un service public qui accompagne des jeunes (16 à 25 ans) et « qui permet une égalité de traitement non seulement sur le territoire national, mais aussi sur le territoire communautaire ».
Second point, la MLI agit pour le compte de l'Etat (pour les contrais aidés). Elle est aussi prescripteur pour le compte de la Région pour la formation des jeunes, ainsi que pour celui du Département pour le RSA. Elle accompagne enfin les entreprises pour le recrutement des jeunes. Et cela en lien avec les chambres consulaires. La MLI a aussi un accompagnement social auprès de jeunes qui ne viennent ici que s'ils le souhaitent. Il n'y a pas d'obligation, comme pour le Pôle emploi... « Nous effectuons une gestion globale de marche vers l'autonomie », explique Jeanine Vincent, qui sait pouvoir compter sur les 20 salariés de la Mission locale, dont trois psychologues pour les jeunes les plus fragiles.
Mission locale : www.mli-bc.fr ou tél. 04 68 10 22 90

Gros employeur, le CIAS et ses 700 agents

Il n'y a pas que le privé qui fait appel à la MLI. Pour preuve, le centre intercommunal d'action sociale (CIAS), présidé par Daniel Iché, et ses 600 à 700 employés, qui en font un des plus gros employeurs du bassin. Cet organisme satellite de la communauté d'agglomération (Cac) verse chaque année à ses agents 15 à 18 M€ de salaires. Un sacré bonus pour l'économie locale...
Un des champs d'action (outre les personnes âgées) du CIAS est la petite enfance et la jeunesse, qui nécessite parfois des embauches. « Pour une partie de nos activités, nous travaillons avec la MLI pour le recrutement », explique Daniel Iché, qui précise que son organisme est pilote pour l'encadrement des jeunes de 17 à 25 ans. Souvent, le CIAS guide les jeunes vers la mission locale, mais elle recrute, aussi, des jeunes « par le canal de la MLI », via des contrats uniques d'insertion ou d'accompagnement à l'emploi. Face aux 25 demandes d'embauche par semaine auquel Daniel Iché doit faire face, il précise : « Nous avons les mêmes critères d'embauche que les entreprises privées au plan des budgets disponibles et des diplômes.» A bon entendeur...

Deux emplois CDI-CIE au Jardin de l'Estagnol

Créé en 2001 par Xavier Blasco et sa compagne Véronique, le restaurant "Le Jardin de l'Estagnol", situé en zone industrielle, ne propose que des produits frais.
Ici, tout est fait maison par le cuisinier Christian Amigues, assisté de Jean-Christophe Bonoure.

Le patron a décidé, dans un souci d'agrandissement de sa terrasse et pour élaborer surtout de nouveaux plats (dont des grillades en été), d'embaucher deux personnes en CDI – CIE (contrat emploi aidé à hauteur de 47 % des salaires pris en charge par l'Etat durant un an).
Et ce, pour libérer le chef de cuisine dans ses nouvelles missions pour plus de qualité et passer à un cap supérieur dans ce restaurant où l'esprit familial et convivial prime. « M. Meghebbar, conseiller de la MLI, m'a contacté pour me proposer ses services. Avec beaucoup de professionnalisme, il a su m'adresser des personnes adaptées à nos besoins. Et très rapidement. Cela nous a permis de créer deux postes supplémentaires en moins d'un an. La baisse de la TVA y est aussi pour quelque chose. Nous avons joué le jeu et cet avantage financier sur les CIE nous permet d'avancer sereinement » 
Le travail ciblé en amont et réalisé par la MLI a permis de trouver le personnel ad hoc... Embauché en CDI.

"22 h 43" : La bonne heure pour embaucher

"22 h 43" , c'est l'heure (d'où le nom) à laquelle fut créée cette agence de communication et de production vidéo de Trèbes, disposant d'un portail sur Internet dédié au tourisme dans l'Aude. L'agence présente sous forme de films de 2 minutes ses clients et leurs entreprises touristiques en les hébergeant sur son site (*). La toute jeune SARL est née le 1 er mars dernier. Elle a été créée par Jonathan Maas et Gaëlle Esteilien. Jonathan est un ancien journaliste reporter d'images, notamment à RTL 9...  Dès sa création, le besoin s'est fait sentir d'embaucher une troisième personne.
 (*) www.aude-video.fr

Photos Midi Libre



Ce fut fait en avril avec le recrutement d'Eurydice Aubert. « Nous avions son CV par un autre canal. Je suis alors entré en contact avec la MLI pour l'embauche en CIE. M. Meghabbar a répondu très vite à mon appel... Il est efficace, disponible. Tout est allé très vite. Nous avons signé le CDI » , précise Jonathan Maas, agréablement surpris par le service efficient que lui a rendu la mission locale.
A présent en CDI, Eurydice est chargée du conseil en communication auprès de la clientèle de "22 h 43", une entreprise pile à l'heure de l'embauche.
Si cet email vous a importuné, veuillez nous en excuser.
Un simple email en indiquant votre adresse email à l'adresse suivante
mission_locale@mli-bc.fr
et nous nous ferons un devoir de vous retirer de notre liste d'inscrits



Mission Locale du Bassin Carcassonnais
89 rue de Verdun - 11000 Carcassonne
Tel : 04.68.10.22.90 - Fax : 04.68.10.22.94 mission_locale@mli-bc.fr