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1er trimestre 2009
Lettre N°1

Édition du jeudi 26 mars 2009
"Parcours genre" : les femmes à la conquête
des "métiers d'hommes"
Sécurité, plomberie, livraison : autant
de métiers où les femmes peuvent se faire
une place. Associations,
professionnels de l'emploi et entreprises les aident dans leur
démarche :
c'est le "Parcours genre", dont la charte a été signée hier.
Plombière,
menuisière, chauffeure-livreuse : c'est le nouveau vocabulaire, mais
surtout la nouvelle mentalité que le "Parcours genre" compte faire
accepter, des femmes en recherche d'emploi comme des employeurs. La
féminisation des "métiers d'hommes" a déjà été expérimentée avec
succès dans le département ces dernières années. Désormais, elle
s'appuie sur ce dispositif qui met à contribution tous les
partenaires concernés, depuis le Centre d'information des droits des
femmes (CIDFF) jusqu'au Pôle emploi (ex-ANPE), en passant par le
Greta de Carcassonne.
"La charte du Parcours genre
officialise une coopération qui est déjà en marche",
indiquait hier Marie-Christine Munoz, présidente du CIDFF, au moment
de parapher ce texte en préfecture. L'association, qui œuvre en
faveur du statut de la femme en général, est pour beaucoup dans
l'élaboration de ce réseau.
"De 2004 à 2007, à Castelnaudary, le projet Défi genre a permis de
faire les premières expérimentations sur l'élargissement des choix
professionnels de femmes", a
rappelé sa présidente.
Une idée bien sentie, apparemment,
puisqu'elle a trouvé un écho favorable, tant auprès des
organisations professionnelles, des acteurs de l'emploi que de ses
financeurs (Délégation régionale aux droits de femmes, Direction
départementale du travail, Région, Fonds social européen).
"Dans nos métiers, les femmes peuvent apporter leurs capacités de
dialogue, d'observation",
note Pierrette Canizarès, présidente de la chambre nationale de
l'artisanat des travaux publics et du paysage. Même sentiment
positif du côté de la Capeb :
"Notre organisation est déjà à l'origine du statut de conjoint
d'artisan", souligne le
président départemental, Patrick Issaly. Agent de
sécurité,menuisière.
Le directeur territorial du Pôle emploi, Renaud Fabart,
veut pour sa part
"réduire
tous les facteurs subjectifs"
au moment de l'embauche. En clair : oublier l'étiquette homme /
femme pour se concentrer sur les compétences.
Et c'est
possible. Plusieurs femmes prises en charge par ce dispositif ont
déjà fait aboutir des projets professionnels "atypiques". Parmi
elles, 5 sont en contrat à durée indéterminée (CDI) en tant qu'agent
de sécurité, plombière-chauffagiste, plaquiste, menuisière et
chauffeure-livreuse. Sous des statuts divers, d'autres ont intégré
les métiers de la peinture, de l'électricité ou de la métallerie. Alors,
l'amélioration de l'emploi des femmes
(lire
ci-contre)
passera-t-elle par
la conquête des professions masculines ? Le "Parcours genre" se
présente en tout cas comme la solution la plus innovante.
Fabien ARNAUD.
Social : Dispositif pour élargie leurs choix
professionnel
Un "Parcours Genre" pour l'emploi des femmes.

C'est
véritablement une "charte de réseau" qui a été signée hier en
préfecture par la quasi totalité des acterurs audois de l'emploi, de
la formation et de l'insertion.Le "Parcours Genre" est un dispositif
inédit qui se met en place depuis quelques mois et qui vient d'être
concrêtement lancé afin "d'accompagner les femmes qui le souhaitent
à élargir leurs choix professionnels et à investir des métiers où
les femmes sont peu présentes".
Cette initiative d'ampleur est liée à la conjoncture en
Languedoc-Roussillon. Chez nous, en effet, 43% des femmes
travaillent tandis que le taux est de 64% au plan national. En
outre, 82% des temps partiels sont occupés par des femmes. Enfin,
les écarts de salaires sont de l'ordre de 15% par heure entre hommes
et femmes. Les constats d'inégalités sont donc nombreux et ils
s'ajoutent aux "stéréotypes de genre" qui les empêchent d'accéder à
des carrières plus porteuses que les dix secteurs limités d'activité
pour elles. Dont acte.
Le dispositif "parcours genre" repose sur "un réseau mobilisé, des
entreprises concernées, un accompagnement concerté et d'une
communication régulière" afin de permettre la concrétisation des
"projets atypiques".
Pour ce faire, un animateur et une secrétaire, une assistance
technique et pédagogique sont en place via le CIDFF et accueillent
tant les femmes qui ont un projet que les entrepreneurs qui
ennvisagent d'en embaucher ou les formateurs de tous rangs.
En fait, le réseau est un véritable couteau suisse mis au service
des sociétés et des travailleurs qui veulent tourner la page des a
priori. Un grande campagne de communication va s'engager pour que
les femmes qui souhaitent devenir maçon, couvreuse, zingueuse,
peintre et autre puissent réaliser leur projet. Le message et simple
et clair :
"Osez les métiers".
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